SuperFiction, le blog ::: marketing interactif, experience utilisateur, conception multimedia et gestion de projets

mardi 23 mars 2010

Ma première expérience en tant qu'enseignant : Introduction à la Gestion de Projet (4/5)

Après les 3 premières présentations (la 1ère, la 2nde et la 3ème), voici la publication de la 4ème et avant-dernière session consacrée à la gestion de projet.

Au programme de cette 4ème session :

  • piloter le projet : gestion des risques, gestion des changements, construction de son dashboard...
  • planifier son projet

Le 5ème et dernier cours sera publié fin mars / début avril.

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mercredi 24 février 2010

Ma première expérience en tant qu'enseignant : Introduction à la Gestion de Projet (3/5)

Après les 2 premières présentations (la 1ère et la 2nde), voici la publication de la 3ème session consacrée à la gestion de projet.

Au programme de cette 3ème session :

  • dimensionner le projet (plan de charge / devis)
  • piloter le projet (suivi des heures, des livrables, des tâches...)

Le cours #4 sera publié vers la mi-mars car je suis en train de le définir.

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jeudi 11 février 2010

Ma première expérience en tant qu'enseignant : Introduction à la Gestion de Projet (2/5)

Après la 1ère présentation (dans laquelle je parlais d'un projet web et de ses différentes méthodes de gestion, de ses étapes, des objectifs de la gestion de projet et je faisais un focus sur le Chef de projet) voici la suite avec cette 2nde session présentée aux étudiant des Gobelins.

Au sommaire de cette 2nde session :

  • les interventions du Chef de Projet,
  • comment communiquer sur son projet (les documents de reporting)
  • comment dimensionner son projet (plan de charge et devis)

Le cours #3 est prêt, il sera publié prochainement.

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dimanche 31 janvier 2010

Ma première expérience en tant qu'enseignant : Introduction à la Gestion de Projet (1/5)

Quelques semaines avant la fin d'année 2009, j'ai été contacté par une de mes anciennes prof de l'Ecole des Gobelins à Paris, qui m'a demandé si je souhaitais intervenir pour donner des cours de gestion de projet.

Evidemment j'ai dit.... oui !!!

Et pour partager avec tous cette expérience (que je recommande à tout le monde d'ailleurs ;-) je diffuse les supports de cours que j'ai présentés aux étudiants de mon ancienne formation, intitulée CRMA ("Concepteur Réalisateur Multimédia en Apprentissage").

J'ai fait 2 cours sur les 5, donc voici le support du 1er cours.

Le cours #2 est prêt, il sera publié prochainement.

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vendredi 8 janvier 2010

Project Management Institute : entretien avec Marc Bonnemains

Pour ceux qui ne connaissent pas le PMI - "Project Management Institute" Marc Bonnemains, le VP Communication & Marketing du PMI Ile de France en charge des partenariats a accepté de répondre à 10 questions.

1. Pouvez-vous présenter le PMI : quel est son rôle, quels sont ses objectifs et à qui s’adresse-t-il ?

Le PMI est une association professionnelle créée en 1984 avec pour objectif de promouvoir la gestion de projet. Cette association s’adresse à tous les professionnels qui œuvrent autour ou pour la gestion de projet. En général, ce sont les chefs de projet, responsables de projet, directeurs de projet qui sont membres de l’association.

2. Combien de membres compte le PMI (dans le monde et en France) et quels sont leurs profils ?

Le PMI comptait, en août 2009, 305 191 membres actifs certifiés et répartis dans plus de 250 pays, pour un total de plus de 490 000 membres. Il y a plus de 2500 membres en France avec un profil allant du chef de projet jusqu’au responsable de PMO (Project Management Office).

3. Vous représentez le PMI Ile De France : pourquoi y a-t-il un découpage en régions ?

Historiquement, il y a eu la création de plusieurs chapitres français (jusqu’à 5) en France. Aujourd’hui, la stratégie du PMI ayant changé, nous travaillons avec des branches, ce qui ramène progressivement le nombre de chapitre à 2 en France (Chapitre Paris Ile-de-France, Chapitre France-Sud).

4. Qu’est-ce que le PMBOK et quelles sont les certifications qui sont délivrées par le PMI ?

Le PMBOK (Project Management Body Of Knowledge) est un corpus de connaissance sur la gestion de projet créé et réalisé par des professionnels de la gestion de projet et régulièrement mis à jour. Le PMI a aujourd’hui 5 certifications :

  • 3 certifications généralistes : CAPM (Certified Associate in Project Management), PMP (Project Management Professionnal) et PgMP (Programme Management Professional)
  • 2 certifications spécialisées PMI-RMP et PMI–SP (Risques et planification)

5. La certification PMP ("Project Management Professional") est-elle aussi reconnue en France qu’aux US ?

La certification PMP est très reconnue en Amérique du Nord (USA et Canada). En Europe la certification se développe et est de plus en plus reconnue, principalement en France.

6. Quelle est l’intérêt pour une entreprise ou un particulier de devenir membre du PMI ? L’adhésion est-elle gratuite ou payante ?

L’intérêt pour une entreprise est d’avoir des chefs de projet formés à la gestion de projet ayant une connaissance commune sur les processus nécessaires pour la réussite d’un projet. D’autre part, le corpus de connaissance englobe l’ensemble des besoins de l’entreprise par la gestion de programmes, la gestion de portefeuilles ainsi que la mise en place d’un modèle de maturité pour l’entreprise. Pour un particulier, c’est une reconnaissance de sa connaissance en gestion de projet. L’adhésion au PMI est payante et permet l’accès à différentes ressources gratuites pour les membres.

7. Le PMI prend-t-il en compte les méthodes Agiles de gestion de projet ? Sinon, pourquoi et est-il prévu de les intégrer dans la méthodologie ?

Aujourd’hui, le corpus de connaissance ne se base pas sur une méthodologie particulière, mais permet d’intégrer dans ses projets les méthodologies utiles au projet.

8. Y a-t-il des spécificités qui sont dispensées par secteur ? (ex : la gestion de projet web…)

Il y a des spécificités développées autour du BTP (construction), le gouvernement qui nécessite des ajouts autour du corpus de connaissance de base.

9. Quelles sont selon vous les meilleures formations et/ou le meilleur background pour faire de la gestion de projet ?

On ne peut pas parler de meilleures formations, mais plutôt de pré requis. Une approche théorique généraliste via une formation universitaire sans une approche du terrain par l’expérience n’est pas très performante. Elle permet seulement de bien former une approche intellectuelle. La certification qui valide une expérience professionnelle au travers d’un corpus de connaissance dédié à la gestion de projet est une approche plus opérationnelle.

10. Avez-vous quelques sites / blog / ouvrages de référence à nous conseiller ?

  • sites :
  • blog : dantotsupm
  • ouvrages - les standards du PMI tel que :
    • le PMBOK Guide, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK®),
    • le Standard for Program Management,
    • le Standard for Portfolio Management et Organizational Project Management Maturity Model (OPM3®).

Merci beaucoup Marc Bonnemains d'avoir répondu à mes questions.

Plus d’infos sur le PMI :

Enfin, voici une vidéo qui présente rapidement quelques uns des grands projets de ce siècle (pas des projets web) qui ont été menés avec brio grâce à une gestion de projet qualifiée.

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lundi 4 janvier 2010

Des cours de gestion de projet à Gobelins

Une des bonnes nouvelles de l'année 2010 c'est que je vais donner quelques cours de gestion de projet dans mon ancienne école, Gobelins Paris.

Mon intervention, d'une trentaine d'heures environ, sera faite auprès des étudiants de mon ancienne formation intitulée "CRMA" ("Concepteurs Réalisateurs Multimédia en Apprentissage") 2ème année. J'ai déjà passé quelques heures avec eux fin 2009 et je suis en train de concevoir le contenu des autres cours.

C'est pas mal de boulot de préparation, d'autant plus que je ne suis pas prof et je n'ai jamais fait ce genre d'intervention de façon régulière. Faire une présentation (même d'une journée) est très différent de concevoir un cours étalé sur plusieurs jours... Et même si j'attends beaucoup d'échange et de partage, ça demande pas mal de préparation.

L'année 2010 démarre sur les chapeaux de roues mais je suis ravi ! Allez, c'est pas tout ça mais il faut que je bosse, j'ai un cours à préparer pour fin janvier ;-)

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lundi 28 septembre 2009

Bien démarrer son projet avec le kick-off meeting

Kick Off Meeting

Le "kick off meeting" ("réunion de lancement") est une réunion qui a lieu en tout début de projet et qui permet de définir soit la date officielle de démarrage du projet, soit une date marquante dans la vie du projet (par exemple, le démarrage de la phase de Production 2 mois après le kick off pour la phase de Conception...)

La réunion de kick off permet de réunir tous les acteurs clés du projet autour d’une table. La rencontre entre les parties (le client, l’agence, les éventuels autres prestataires...) est nécessaire et permet de poser les bases de leur future collaboration, de définir des objectifs autour d’un projet commun et d’aborder un certain nombre de sujets.

Evidemment, comme chaque projet est unique, chaque réunion de kick off devra aborder des sujets spécifiques. Néanmoins, on peut dire qu’une réunion de kick off n’a pas de sens si les sujets listés ci-dessous ne sont pas abordés :

Rappel du contexte

Il est important de rappeler à tout le monde le contexte du projet et son historique (même brièvement) depuis la phase d’Appel d’Offre ou d’Avant-vente jusqu’à aujourd’hui (d’autant plus que certaines personnes présentes lors du kick off n’ont peut être pas participé à la phase d’avant-vente...) Il est importante d'avoir les infos les plus importantes de ce qui s'est passé précédemment pour bien démarrer le projet et bien le situer dans son contexte

Le projet, ses enjeux et ses spécificités

Même règle que précédemment, il ne faut pas partir du principe que tout le monde a le même niveau d’information concernant le projet. Cette partie de la réunion permet de mettre tout le monde au même niveau d’information et de mettre l’accent sur les points importants du projet. Quel est ce projet ? Quels sont ses spécificités ? C’est ici que vous devez détailler ce qui fait la différence entre ce projet et un autre. Il convient d’aborder des points spécifiques très précis.

Communication, Rôles & Responsabilités

C’est une des parties les plus importantes car elle définit une grande partie de l’organisation projet. La présentation des équipes projet (côté agence ET côté client) permet l’identification de ce que j’appelle les "points de contacts" : qui sera le Chef de Projet opérationnel côté agence pour le pilotage au day to day ? Qui sera son équivalent côté client ? A qui devra-t-on s’adresser pour les problématiques techniques ? pour les problématiques graphiques ? Qui sont les interlocuteurs privilégiés de la phase de Conception ? de la phase de Production ?

Egalement, il convient de définir les rôles et les responsabilités précises de chacune de ces personnes. Qui valide la partie technique ? la partie graphique ? Qui coordonne les équipes ? Quel est le principe d’escalade qu’il faut mettre en place si le responsable de niveau 1 ne répond pas ou est absent ? Quel est l‘impact sur le projet en cas de non réponse ?

Cette discussion autour de cette partie est très importante et permet de poser une bonne partie des bases d’un MOP ("Manuel d’Organisation Projet"), sorte de Plan d’Assurance Qualité qui définit les "règles du jeu" qu’il faut suivre pour réussir le projet (je ferai certainement un billet un de ces jours sur le MOP ;-)

Les risques identifiés et les actions à mettre en œuvre

Un projet qui ne comporte aucun risque n’est pas un projet. Tout projet a des risques qu’il convient d’identifier le plus tôt possible en début de projet. Pourquoi ? Car cela permet de faire prendre conscience à l’autre partie de ces risques et de réfléchir ensemble à des actions préventives ("risk mitigation plan"). Si un des risques identifié est le manque de disponibilité de l’interlocuteur principal côté client, les conséquences peuvent être importantes : non validation des livrables dans le temps imparti, décalage du planning projet etc... (pour plus de détails, je vous renvoie à un de mes articles qui s’intitule "Les risques d'un projet : savoir les identifier et proposer des plans d’action")

Si les risques touchent à la qualité des livrables, au planning ou au budget, le fait de les faire apparaître en début de projet est déjà une façon de définir les facteurs clés de succès.

Les facteurs clés de succès

Par opposition aux risques identifiés, les facteurs de succès mettent en évidence les tâches / comportements / actions à mettre en œuvre pour que le projet se déroule dans les meilleurs conditions possibles. Par exemple :

  • nécessité, pour des raisons techniques de connexion à son Système d’Information, de travailler chez le client pour la phase de développement;
  • importance d’être en contact direct avec le/la Directeur(trice) de la Communication pour les validations graphiques ;
  • etc...

Open points / Séance de Q&A

Malgré la préparation de la réunion, certains points restent sans réponse. Cette session de Q&A ("Questions & Answers") permet d’aborder avec à l’autre partie toutes les problématiques importantes qui vont avoir un impact sur le projet.

Le planning & les next steps

Même si, à ce stade du projet, il n’y a peut-être pas encore de planning détaillé, il y a des grands jalons qu’il faut présenter à tous pour que chacun puisse se projeter dans le projet : la date de mise en ligne souhaitée par le client, les jalons de validation intermédiaires, les dates de mise à disposition de certains éléments (documentation, matériel technique etc...)

Après avoir présenté les grands jalons à moyen / long terme, les "next steps" permettent de présenter les toutes prochaines étapes à très court terme : premier meeting de workshop à telle date, démarrage des premiers wireframes à telle date etc...

Enfin, en annexe,

Rien de mieux selon moi que de présenter les process et les outils de pilotage projet que vous allez utiliser (à ce propos, je vous renvoie à ma série de billets sur les outils indispensables de suivi de projet que nous utilisons dans mon agence, Nurun)

En conclusion...

Le kick off meeting n’est pas uniquement une réunion qui permet de rencontrer les équipes projet. Elle permet, si elle est bien préparée et réussie, de discuter de certains points structurants pour le projet (liés à sa réussite ou à son risque d’échec) et permettent parfois de lever des lièvres en amont du projet (notamment la partie sur les risques identifiés)

Si tout a été abordé et que tout est clair pour les 2 parties, le projet peut alors démarrer sur de bonnes bases et en toute connaissance de causes.

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dimanche 24 mai 2009

Formation en "Gestion de projets interactifs" à l’Ecole HETIC (2/2) : le point de vue des élèves

Voici le second billet concernant la formation en gestion de projets interactifs à HETIC ("Hautes Etudes des Technologies de l’Information et de la Communication")

Dans le billet précédent, Jean-Christophe Beaux, le Directeur de HETIC, nous présentait l’école et sa formation. Dans ce 2nd billet, ce sont 3 anciens élèves qui vont nous apporter leur point de vue :

  • Renaud PERRIN, actuellement Consultant e-marketing (génération de trafic et mesure d’audience) chez SQLI Agency et diplômé de HETIC cette année;
  • Etienne MAUJEAN, actuellement Architecte de l’information chez Axance et diplômé de HETIC cette année;
  • et Antso RAKOTO, actuellement Chef de Projet chez Nurun (tiens tiens ;-) et diplômé de HETIC en 2008.

1. Qu’avez-vous pensé globalement de la qualité des intervenants (formateurs permanents et intervenants ponctuels) ?

Renaud : HETIC fait intervenir des professionnels en activité. C’est une des forces de la formation. Plus que de la qualité des cours, c’est une véritable expérience en agence/entreprise qui nous est offerte.

La formation oscille entre intervenants réguliers dans les domaines fondamentaux (gestion de projets, développement, e-marketing) et intervenants ponctuels (droit, simulation d’entreprise...)

Etienne : Les intervenants qui enseignent à HETIC sont soit des professionnels aguerris, soit des professeurs reconnus qui interviennent dans d’autres grandes écoles. Les premiers étant clairement majoritaires, l’enseignement est très pragmatique et emprunt de leur expérience du terrain. Leurs interventions sont certainement les plus riches d’anecdotes et de cas réels qui nous permettent d’anticiper les risques d’un projet ou les réactions d’un client. C’est véritablement primordial d’être au plus près des métiers dans notre industrie, qui reste jeune et qui évolue très vite.

Antso : A mon sens, c'est véritablement un des points forts de la formation. J'ai trouvé les intervenants HETIC vraiment très bons: ils maitrisent bien leur sujet, sont très à l'écoute des étudiants et sont aussi de bons pédagogues (dans l'ensemble ;-))

2. Quels sont les atouts et les points négatifs de cette formation ?

Renaud : Le point fort incontestable est la réalisation de projets client. L’école permet à l’ensemble des élèves de chaque promotion de réaliser des projets en équipe en mode projet (chef de projet, développeur, e-marketer) en relation directe avec un client afin de répondre à un besoin de communication en ligne. Quelle meilleure école que de se confronter à la réalité de la gestion de projets client.

Le second atout est à mon sens, la sans cesse évolution de la formation fonction des retours des élèves et des anciens élèves pour se calquer sur les besoins du marché (des agences et des annonceurs) et ses évolutions. HETIC intègre l’ensemble (ou presque) des métiers de la communication en ligne.

Les stages en 3ème et 4ème année nous permettent d’avoir des expériences riches et variées à chaque fin d’année comme pour mettre en pratique l’année écoulée et s’enrichir dans un environnement différent au contact de professionnels.

L’alternance (6 mois à temps partiel et 6 mois à temps complet) en dernière année nous permet d’être complètement intégrés au cœur des projets et de l’agence/entreprise et d’être opérationnel avant même la fin de la formation.

Je dirais que c’est une formation pragmatique en phase avec les évolutions qu’a engendré internet et les métiers de la communication de manière générale.

Les deux points négatifs : le suivi des stages et l’hétérogénéité pédagogiques des intervenants.

Etienne : HETIC se veut être une formation polyvalente. Les premières années permettent d’acquérir de solides compétences relatives aux métiers "historiques" du web. Je pense à la direction artistique, au développement (Php, Flash, maîtrise des principaux CMS, etc...) et au marketing. La deuxième partie du cursus propose une formation beaucoup plus pointue et novatrice puisqu’elle aborde des thèmes comme l’ergonomie, SEO/SEM, les langages récents (Flex, Ruby, AS3, etc...) le web analytics, l’entreprenariat, etc...

La formation est riche et aborde une multitude de domaines. Même s’ils font le choix de se spécialiser par la suite, les diplômés ont une vraie culture de l’internet et de ses métiers. Cela permet, notamment en gestion de projet, de comprendre les contraintes de chacun et d’être à même de dialoguer avec des profils très différents.

Pour autant, l’école est encore jeune et certains domaines auraient mérité d’être plus approfondis (je pense à l’accessibilité ou au buzz marketing). Malheureusement, les journées ne font que 24h et les plannings sont déjà bien chargés, ce qui empêche parfois d’approfondir des matières très pointues. HETIC a le mérite de les aborder à titre d’initiation, ce qui est déjà bien.

Antso : Ce que j'ai beaucoup apprécié à HETIC c'est l'aspect pratique de la formation. Les projets mis en avant par l'école sont des "vrais" projets pour de "vrais" clients. Les problématiques étant (quasi) similaires à celles que l'étudiant rencontrera en entreprise, cela lui permet d'être relativement opérationnel dès sa sortie.

La pluricompétence enseignée à HETIC est l'autre atout majeur. En effet, on y aborde autant les sujets relatifs à la gestion de projet qu'à la conception (élaboration de storyboards / spécifications...) et à la production (création, intégration, développement...)

Du côté des points à améliorer, je dirais que les enseignements HETIC gagneraient à traiter davantage de l'aspect budgétaire d'un projet (connaissance globale des taux du marché, élaboration de pricing, initiation à la négociation commerciale etc...) et à intégrer un peu plus la dimension internationale, ne serait-ce qu'en proposant plus de cours en anglais (you know what I mean !)

3. Est-ce qu’il vous a été possible de mettre directement en pratique en entreprise ce que vous appreniez à l’école ?

Renaud : Comme je le disais ci-dessus, l’école nous permet d’avoir une vue transversale des métiers en agence de communication interactive. En arrivant en agence en tant que chef de projet, vous avez déjà des bases solides en gestion de projets et connaissez la relation client. Bien sûr, il s’agit d’un autre environnement (parfois hostile) mais la qualité de la formation donne une aisance indéniable.

Etienne : Absolument ! Hormis la pluridisciplinarité, la pierre angulaire d’HETIC touche à l’insertion professionnelle. A partir de la troisième année, des projets réels sont assignés aux étudiants. Certains sont imposés par l’administration et font partie intégrante du cursus, d’autres sont proposés par la Junior-Entreprise. Pour ma part, j’ai participé à 15 projets (principalement des créations ou refontes de sites) répartis sur ma troisième et ma quatrième année. Sachant que chacun dure en moyenne 2 mois et permet d’endosser des responsabilités très différentes (j’ai été plusieurs fois chef de projet, concepteur/rédacteur, etc...) il faut bien souvent jongler entre trois ou quatre projets de front.

De plus, la formation impose plusieurs stages, ce qui m’a permis dès la troisième année de m’exercer à la gestion de projet au sein de l’agence Nurun qu’Eric connait bien. Enfin, la dernière année en alternance permet aux étudiants de revendiquer l’équivalent d’un ou deux ans d’expérience avant même d’être diplômés.

Antso : En intégrant Nurun, j'ai rapidement été confronté à des problématiques (somme toute classiques pour un chef de projet) telles que la compréhension des spécificités et de l'historique d'un projet, la gestion d'une équipe, la maitrise des délais etc... Le fait d'y avoir été confronté lors de mon cursus HETIC m'a permis de "rentrer dans le bain" (un peu) plus facilement et plus rapidement.

4. On a l’impression en lisant les réponses de J-C Beaux que la formation est trop généraliste et pas assez spécialisée en gestion de projet. Est-ce le cas ?

Renaud : Tout dépend de ce que l’on entend par généraliste. Il y a des cours/bases indispensables à connaitre, en tant que chef de projet et futur professionnel de la communication interactive. La formation ne vise pas à former une batterie de chefs de projet. Elle forme lors de la troisième année et quatrième année (anciennement la deuxième et troisième année) aux différents métiers avec une très forte composante en gestion de projets. Chaque élève, au cours de ces deux années est confronté à la gestion de projets et suit de nombreuses heures de cours dans ce domaine.

La dernière année permet à chacun de se spécialiser en suivant des cours spécifiques en même temps que ce que l’on pourrait appeler tronc commun.

Être une formation spécifique en gestion de projets serait une hérésie (à mon sens) tant les métiers de la communication interactive sont multiples et les connaissances de ces mêmes chefs de projet doit être transversale pour mener à bien ceux-ci. Chef de projet, consultant e-marketing, développeur, ergonome et j’en passe sont autant de métiers vers lesquels peuvent prétendre les élèves ayant suivi la formation HETIC.

La formation propose une vue transversale des métiers de l’agence. Toutefois la composante gestion de projets rythme les journées (et souvent les nuits) des deux premières années.

Etienne : HETIC ne se résume certainement pas à une école de gestion de projet. Les projets tenant une place importante dans le cursus et la mise en pratique des connaissances, c’est logique qu’une partie des diplômés débutent leur carrière par un poste de chef de projet. Pour autant, leur polyvalence et le caractère éclectique de la formation leur permet d’intégrer beaucoup d’autres postes à responsabilités. Je me suis moi-même orienté vers la conception et l’architecture de l’information, d’autres sont responsables techniques ou consultant e-marketing par exemple. La formation donne une multitude de clés. A chacun la responsabilité de s’orienter vers la serrure qui l’intéresse.

Antso : Effectivement c'est le cas, mais je pense que c'est voulu. En sortant d'HETIC, on ne ressort pas forcément chef de projet. Les profils de sortie sont plutôt variés: dans ma promotion par exemple, on retrouve des graphistes, des développeurs mais aussi des personnes qui travaillent dans l'analytics... Bref un peu de tout ! Je dirais donc que la formation n'est pas spécialisée mais plutôt orientée gestion de projet.

5. Un cursus de 5 ans est-il justifié selon vous ? Et quelles sont les différences fondamentales entre le cycle court et le cycle long ?

Renaud : Le cycle long vient d’ouvrir cette année et je ne préfère pas me prononcer sur la question ne connaissant pas assez celui-ci.

Etienne : Selon la philosophie de l’école, 5 ans ne sont pas de trop pour acquérir les connaissances de bases, les exercer lors des projets et amorcer son projet professionnel en connaissance de cause. Le cycle prepa ressemble au cursus d’un DUT Services et Réseaux de Communication, mais il approfondit largement les enseignements dits de culture générale. Les trois années suivantes permettent d’être opérationnels dès la sortie d’étude et d’accéder à des postes à responsabilités.

Internet est une industrie relativement jeune et nombre de managers se sont formés "sur le tas", en étant issus d’une école de commerce par exemple. Les formations courtes d’aujourd’hui (BTS, DUT, Licences Pro, etc...) vont se fondre dans cet environnement mouvant. Elles suffisent encore parfois pour exercer un métier exécutif (intégrateur html, développeur, ou designer par exemple). D’un autre côté, on commence vraiment à voir des jeunes diplômés sortir d’école dédiées aux métiers du web et je suis persuadé que le degré de qualification requis sera de plus en plus élevé au fur et à mesure que notre secteur gagnera en maturité.

Antso : C'est une question à laquelle il m'est difficile de répondre dans la mesure où le cycle prépa HETIC n'avait pas encore été mis en place lorsque j'y étais et que je ne connais pas la nature des enseignements proposés. Mais tout ce que je peux dire, d'un point de vue personnel, c'est que mes 3 années à HETIC ont été amplement suffisantes.

6. L’investissement financier que représente la formation sur 5 ans est-il selon vous justifié par rapport à la qualité des cours, aux compétences des formateurs, au matériel disponible etc... ?

Renaud : C’est un investissement financier et humain qui donne des débouchés incontestables et incontestés. Une formation de cette qualité n’a pas de prix tant le retour sur investissement est considérable.

Etienne : Après une certaine hésitation, j’ai souscris un prêt avec remboursement différé pour ne pas trop solliciter financièrement mes parents. Mon idée initiale était de continuer mes études en cycle supérieur pour augmenter mes chances de trouver un emploi.

Le mot est donc particulièrement bien choisi, c’est un investissement. A la réflexion, il me parait mesuré car il ne s’agit pas tant de bénéficier d’un ordinateur portable performant ou d’intervenants plus réputés qu’ailleurs. Il s’agit surtout d’acquérir l’expérience suffisante pour construire son projet professionnel et de se distinguer lors de la première embauche. En ce sens, la dernière année en alternance est un facteur facilitant important.

Antso : Encore une fois, ne connaissant pas bien le contenu du cycle prépa HETIC, je préfère répondre à la question en ce qui concerne le cycle supérieur. Les enseignements proposés à HETIC ainsi que le matériel mis à disposition des étudiants sont de très très bonne qualité, c'est indéniable. Maintenant dire que l'investissement financier est justifié c'est difficile : "oui" pour ce que je viens de préciser ci-dessus, mais "non" car je trouve que les frais de scolarité sont encore trop élevés (pour quelqu'un qui n'est pas encore sûr de trouver ce qu'il recherche en intégrant l'école, je comprends que le risque puisse être trop important).

7. Avez-vous des remarques à faire à l’école dans l’optique d’améliorer la formation ?

Renaud : Oui mais pas ici. Je l’ai souligné ci-avant, la formation évolue en fonction des retours d’expérience des élèves et anciens élèves confrontés à la réalité des métiers en agence/entreprise. Les échanges avec la direction de l’école sont réguliers.

Etienne : Je pense que la formation va encore s’améliorer avec le temps. Pour schématiser, plus elle sera reconnue, plus le niveau des candidats sera élevé. Si les élèves ont déjà des connaissances de base, les intervenants n’auront que plus de temps pour approfondir des domaines "experts". L’école fait également de gros efforts pour sélectionner soigneusement ses intervenants.

Antso : Baisser les frais de scolarité ;-) Plus sérieusement, comme je le disais précédemment, pour moi, le vrai point à améliorer serait de proposer des enseignements spécialisés budget. Cela accentuerait davantage le côté pratique et opérationnel de la formation.

8. Si vous deviez recommencer votre formation, est-ce que vous vous tourneriez toujours vers cette formation ?

Renaud : Sans aucun doute. Après un DUT Informatique, je ne savais pas trop vers quel métier m’orienter malgré ma passion pour le web. Cette formation m’a permis d’appréhender le Marketing Internet et m’a permis de m’orienter vers un métier. Je dis bien métier, car c’est à un métier qu’HETIC nous forme et non à un simple panel de connaissance. Un métier dans lequel nous serons de futur spécialiste et à un savoir transverse indispensable des différents métiers/profils de l’agence.

Etienne : Absolument. A l’issu de mon DUT obtenu en province, je ne me voyais pas commencer à travailler. J’avais une vision très simpliste des professions qui s’offraient à moi, et n’avais aucune notion business. Mes connaissances étaient superficielles et je n’avais quasiment aucune expérience professionnelle. Aujourd’hui, j’ai acquis une certaine confiance en mes capacités de conseil, d’adaptation, etc... tout en gardant une bonne marge de progression bien-sûr ;-)

Antso : Sans aucun doute, oui complètement. Après mon DUT Informatique, je cherchais une formation plus axée gestion et management et si possible, dans un domaine que je commençais à apprécier fortement, le web. Et bien, je n'ai pas été déçu. Encore aujourd'hui, je suis vraiment content ce que je peux apporter à Nurun, en partie grâce à HETIC.

9. Question facultative : vous a-t-on obligé à lire le livre "Conduite de projet web" de Stéphane BORDAGE ;-) ?

Renaud : Non mais oui (ou l’inverse) ;)

Etienne : Ce n’est pas obligatoire, mais la rumeur dit que c’est un pré requis à l’obtention d’une bonne note aux partiels ;-) Plus sérieusement, ses interventions et son soutien tout au long de nos projets sont parmi les fondations de la formation. Soyez rassurés. Ses cours sont beaucoup plus digestes et agréables que la lecture des 400 pages de son bouquin ;-)

Antso : Secret professionnel ;-) Tiens d'ailleurs, si tu as des exemplaires cadeaux, je suis preneur !

Merci à Antso, Renaud et Etienne d’avoir répondu à mes questions.

Plus d’infos sur leur parcours :

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mercredi 6 mai 2009

Formation en "Gestion de projets interactifs" à l’Ecole HETIC (1/2) : entretien avec Jean-Christophe Beaux, Directeur

Suite à la publication des 2 précédents billets sur la formation en « Management de Projets Numériques Interactifs » de l’Ecole des Gobelins (cf. 1er billet et 2nd billet), un internaute m’a contacté pour me signaler, à juste titre, qu’il y avait également d’autres formations en gestion de projet interactifs qui proposaient d’autres projets pédagogiques intéressants, comme par exemple HETIC ("Hautes Etudes des Technologies de l’Information et de la Communication")

Hetic (''Hautes Etudes des Technologies de l’Information et de la Communication'')

En adoptant le même principe que les 2 précédents billets, voici donc un 1er billet consacré à l’école HETIC pour lequel Jean-Christophe Beaux, Directeur, a répondu à mes questions.

Prochainement, un 2nd billet sera publié et présentera le point de vue des élèves sur cette formation.

Tout d’abord, pouvez-vous présenter brièvement l’école (histoire, enseignants) ses principales formations (cursus, coût...) et ses débouchés ?

L'univers d'internet et du multimédia évoluant sans cesse, l’intention d’HETIC est de former les meilleurs experts aptes à anticiper ses changements et à pouvoir réagir en conséquence. Cette aptitude passe nécessairement par la maîtrise globale et transversale de trois domaines distincts : les technologies de l'internet, le multimédia et le management.

Le cursus d'HETIC est construit sur 5 ans et se divise en deux cycles : le cycle prépa HETIC (de bac+1 à bac+2) et le cycle supérieur HETIC (de bac+3 à bac+5).

Le cycle prépa a pour ambition de former les meilleurs futurs étudiants du cycle supérieur. Ils doivent se démarquer par une vaste culture générale et une grande connaissance théorique et pratique de l'univers de l'internet et du multimédia.

Au cours du cycle supérieur, l'acquisition des savoirs transversaux essentiels précède celle des expertises propres à cet environnement. En fin de cursus la dimension entrepreneuriale est clairement accentuée. Le cursus étant résolument orienté vers une insertion réussie en entreprise (la 5ème et dernière année se déroule en alternance) l'ensemble des savoir-faire est mis en pratique systématiquement. Les étudiants développent ainsi un panel d'expertises réelles et au travers de nombreux projets clients deviennent très vite opérationnels. A l'issue de ce cursus, les Héticiens reçoivent le diplôme HETIC d'Expert en Ingénierie et Management de la Communication Numérique.

Concernant les frais de scolarité pour l’année 2009-2010, ils sont de :

  • 5 650 € / année pour le cycle prépa ;
  • 6 600 € / année pour le cycle supérieur.

Ces frais incluent le prêt d'un PC portable durant tout le cursus.

HETIC propose une formation en gestion de projets numériques qui délivre le titre d' "Expert en Ingénierie et Management de la Communication Numérique". Quelles sont les spécificités de cette formation par rapport aux autres formations dispensées ?

  • Un cursus qui allie réellement trois types de savoirs : les technologies de l'internet, le multimédia et le management.
  • La mise en application de ces savoirs via la réalisation de projets réels (180 ont été lancés cette année). Cela permet aux étudiants de maîtriser la conduite d’un projet web de bout en bout, tout en apprenant à manager une équipe et entretenir une relation client. Ces projets vont d’importance et de complexité croissantes puisqu’en dernière année il est demandé aux étudiants de présenter un business plan devant un parterre de business angels très orientés TIC. En moyenne un étudiant participe à 15 projets le long de son cursus ce qui fait que très souvent il doit en mener 5 ou plus de front. C’est autant de problématiques qu’il doit résoudre. Sa pluricompétence ainsi exercée sans cesse devient très vite très opérationnelle.
  • La succession des stages en entreprises qui permet aux étudiants d’élargir et d’approfondir ses compétences et dessiner leurs propres trajectoires. Ce n’est pas par hasard qu’avant de terminer leur cursus les étudiants sont à plus de 90% embauchés en CDI dans les entreprises qu’ils ont choisis et à des postes qui leur conviennent.
  • Le travail en équipe qui permet à chacun de s’enrichir des savoirs des autres.
  • Le fait qu’au final chaque étudiant puisse construire sa propre trajectoire en fonction de sa sensibilité.

Les enseignants de cette formation sont-ils des (ex ou actuels) Chefs de projet ? Directeurs de projet ? Directeurs de production ?

Près de 70 intervenants enseignent à HETIC pour autant de cours différents. Ils sont choisis à la fois pour leurs compétences, leur sens de la pédagogie et leur adéquation à l’esprit d’HETIC. Le directeur affine, avec chacun, le contenu, la cohérence et la progression des enseignements. Les objectifs de chacun sont précisés sur des fiches pédagogiques. A la fin des interventions, les étudiants livrent leurs impressions que le directeur analyse et envoie aux intervenants avec lesquels il discute à l'issue. Ces intervenants ont pour la plupart un haut niveau de formation (docteurs ou ingénieurs). Nombre d’entre eux sont issus d’écoles et d’universités très réputées telles l'Essec, l'ESCP, HEC, l'Ecole Centrale, l'Ecole Polytechnique, l'Ecole Normale Supérieure, l'ENA, l'Institut d'Etudes Politiques, l'UTC, les universités parisiennes, le CNAM, l'ESRA, l'Ecoles des Ponts, etc. Ils ont tous une activité en tant que gérants, responsables du développement, consultants ou encore d’experts en entreprise et c'est une des raisons qui fait qu'ils se sentent très bien ici.

La formation est-elle exclusivement consacrée au management de projets numériques ? Ou bien est-elle ouverte à d’autres disciplines (ex : relation commerciale, conseil et stratégie...) ?

Le management de projet est une des composantes centrales de la formation. Elle est faite pour l’essentiel par Stéphane Bordage qui est assez connu en gestion de projet web. Mais des cours plus amples sont dispensés : prospective stratégique, capital risque et investissement, management et stratégie des entreprises, intelligence économique sans parler du web analytics, du marketing on-line, de l’e-business, de l’analyse financière, des environnements technologiques innovants, etc...

Selon vous, faire de la gestion de projet et de la gestion de projet interactif est-il différent ? En quoi cela nécessite la mise en place d’une formation spécifique ?

La gestion de projets web nécessite une connaissance poussée de tout ce qui touche à internet (aspects techniques, multimédias et business). La formation est donc spécifique à ce milieu. Les étudiants ont un triptyque de compétences qui leur permet d’avoir une vision profonde des problèmes auxquels ils seront confrontés plus tard. Ils acquièrent à la fois une connaissance globale du monde du multimédia tout en développant des expertises spécifiques (par exemple tous les principaux CMS sont présentés par des experts en chacun d’eux !).

L’école fait-elle intervenir de façon régulière des professionnels du monde de l’interactif ?

La plupart de nos intervenants si ce n’est la totalité est issue du monde professionnel. Chacun venant pour un cours précis relatif à internet, a fatalement une expertise reconnue en ce domaine.

Si vous deviez me convaincre de choisir HETIC plutôt qu’une autre formation type GOBELINS ("Management de projets numériques interactifs"), que me diriez-vous ?

La pluricompétence rendue opérationnelle par la mise en application de nombreux projets réels semble être le facteur différenciant essentiel.

Merci à Jean-Christophe Beaux d’avoir répondu à mes questions.

Prochain billet : "Formation en Gestion de projets interactifs à l’Ecole HETIC (2/2) : le point de vue des élèves".

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dimanche 22 mars 2009

Les risques d'un projet : savoir les identifier et proposer des plans d’action

Un projet sans risque n’existe pas, tout projet en comporte un ou plusieurs, aussi mineurs soient-ils. Et des risques non identifiés au démarrage du projet peuvent apparaître en cours de projet. Il est donc très important pour le Chef de Projet de :

  • les identifier,
  • qualifier leur impact s’ils se transforment en problème,
  • proposer des plans d'actions pour les gérer au mieux.

Pour cela, un petit tableau peut aider les Chefs de Projet à y voir plus clair au quotidien et mettre en place des plans d’action.

Ce tableau contient généralement les informations suivantes :

  • description : permet de détailler le risque en question (ex : non validation de la maquette graphique)
  • conséquences: que se passe-t-il si le risque se transforme en problème ? (ex : retard de la phase d'intégration)
  • probabilité : quel est le pourcentage pour que ce risque se transforme en problème ? Remarque : un risque dont la probabilité est de 100% n’est plus un risque, c’est devenu un problème ;-)
  • impact : sur une échelle de 1 à 10, quel serait la gravité de ce risque ? (1 = faible, 10 = fort)
  • exposition au risque : c’est la multiplication de la probabilité par l’impact divisé par 100 (exemple avec une probabilité de 80% et un impact de 5 sur 10 : (80x5)/100)
  • statut : si le risque est toujours présent (ouvert) ou il n’est plus d’actualité (clos)
  • plan d’action : c’est ici que l’on liste la ou les solutions à mettre en Å“uvre pour faire baisser le risque (ex: organsier des réunions de validation Créa toutes les semaines)
  • commentaires.

Ce tableau peut-être complété par de nouvelles informations : secteur d’activité, identification d‘un responsable etc... mais les infos listées ci-dessus sont les plus importantes dans un premier temps.

Attention : le "risk management" est une discipline complexe à part entière qui se valorise quand elle est pratiquée. Je n’ai donc pas la prétention de réduire cette discipline à un petit tableau, je propose simplement un outil pratique et rapide à mettre en œuvre qui permet de lever certains éventuels problèmes.

Et vous, utilisez-vous ce genre de tableau ? Pratiquez-vous un minimum la gestion des risques dans votre quotidien ?

Dilbert, risk management software
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