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jeudi 3 juillet 2008

Asics Loves Running, le site communautaire pour les amoureux de running

La marque de chaussures de sport Asics a mis en ligne récemment "Asics Loves Running", un site communautaire qui s’adresse à tous les amoureux du running.

Asics Loves Running

Sur le site, qui s’adresse tant aux débutants qu'aux confirmés, les internautes peuvent trouver des contenus divers et variés :

  • toute l’actualité du running avec des infos détaillées sur les courses régionales (dates, détails des parcours avec une carte interactive, conseils pour bien organiser sa course...)
  • des photos des différentes courses avec possibilité de laisser des commentaires,
  • un magazine sous la forme d’un blog avec pas mal de contenus vidéos,
  • une web TV dans laquelle on retrouve des reportages, des courses, des conseils avec des coureurs confirmés, et dont les vidéos se trouvent sur Dailymotion,
  • des informations pour bien choisir l'équipement qui vous convient,
  • de la musique à télécharger pour faire son entrainement en rythme,
  • et prochainement, d'autres conseils sur l’entrainement, l’alimentation et l’hygiène de vie, la podologie...

Asics (acronyme de "Anima Sana In Corpore Sano") revendique l’harmonie entre le corps et l’esprit, et met ainsi en avant la notion de plaisir et de bien être. Plaisir de courir, de se retrouver entre passionnés, équilibre moral et physique... En ce sens, le site me fait penser à "Go Run Easy" un autre site communautaire autour de la course à pied lancé par Reebok en avril 2007, pour qui la notion de plaisir était également importante.

Réalisé en HTML avec des inserts en Flash, le site est clair et agréable à utiliser et les fonctionnalités "riches" (carte interactive, carrousel, player...) sont bien intégrés. Toutefois, je vois deux petits reproches selon moi :

  1. sur la page d’accueil, les éléments de la zone centrale ne sont pas assez valorisés et les typos sont trop petites dès le 2nd plan
  2. il n’y a pas assez de renvois vers le site d’Asics (même s’il n’est pas marchand, il est intéressant de créer des connexions entre les 2 sites, l’un étant plus orienté produit, et l’autre plus orienté contenus et communautés)

Beaucoup de contenus sont donc proposés aux passionnés de running, qui vont trouver dans ce site des informations précieuses pour la pratique de leur sport. Reste maintenant à Asics à faire de la vente en ligne ;-) et la marque aura de très bons outils complémentaires pour faire évoluer sa stratégie relationnelle et marketing online.

Site conçu et réalisé par l’Agence Clark

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mercredi 2 juillet 2008

Le tag Pages Jaunes, c'est pas sorcier !

Le tag Pages Jaunes expliqué par Fred et Jamy

La version papier des Pages Jaunes se modernise grâce à la mise en place d'un mobile tag dans l'édition 2008.

Le mobile tag n'étant pas encore bien connu du grand public, les Pages Jaunes ont mis en place un mini-site dédié dans lequel figurent Fred et Jamy, de l'émission "C'est pas sorcier".

Avec leur style pédagogique habituel, ils présentent en vidéo le principe du mobile tag, son mode de fonctionnement et les bénéfices consommateurs qui sont liés à cette innovation. En photographiant le tag d'un restaurant par exemple, on pourra recevoir le plan pour se rendre au restaurant, connaître la carte, etc...

Relayée entre autres par des affiches dans les rames du métro parisien, je trouve cette initiative sympathique de la part des Pages Jaunes, et je trouve qu'elle a le mérite de démocratiser encore plus l'usage du mobile tag, qui est encore trop sous exploité dans la communication mobile.

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46 sur 100

Patatra ! Dégringolade de 21 places pour le blog de SuperFiction par rapport au classement Wikio Blogs Marketing du mois dernier. Je termine donc à la 46ème position.

S'abonner au flux RSS du blog de SuperFiction

Ca m'apprendra à ne pas rédiger de posts pendant plus de 10 jours ;-) Comme quoi la fréquence plus ou moins régulière des posts est un critère très important pour rester dans le haut du tableau.

Pour ceux qui auraient raté des épisodes, voici les articles du mois de Juin :

Si vous avez trouvé cela intéressant, abonnez-vous au flux RSS

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mardi 1 juillet 2008

IT Everywhere, de Paul The Wine Guy

Quelques photos extraites de la série "IT Everywhere", de Paul The Wine Guy, une transposition du numérique dans l'environnement urbain avec des clins d'oeil au graphisme pixelisé des années 90 et à certains jeux vidéos.

Une démarche artistique formelle proche de celle de Space Invaders, même si les photos de Paul The Wine Guy sont (malheureusement) des photomontages pour la plupart et non pas des interventions réelles dans l'environnement urbain.

Source : Ecrans

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jeudi 19 juin 2008

Un seul tunnel d’achat valable pour quatre e-boutiques

Voici une mini-révolution (je trouve) dans le secteur de l’e-commerce : le groupe GAP (composé des boutiques Gap, Old Navy, Banana Republic et Piperlime) propose à ses utilisateurs d’acheter des produits sur chacun de ces 4 sites en ayant 1 seul compte et en utilisant 1 tunnel d’achat unique. On passe simplement d’un site à l’autre en cliquant sur les onglets dans le header.

Un seul tunnel d’achat valable pour 4 e-boutiques : Gap, Banana Republic, Old Navy et Piperlime

Pour être plus clair, le groupe propose :

  • 4 sites e-commerce,
  • 1 système d’identification / de création de compte valable pour les 4 sites,
  • 1 seul panier qui devient multi-site,
  • Et, cerise sur le gateau, des produits dont l’envoi est groupé et des réductions sur les frais de livraison !

Que demander de plus !? (tous les détails ici)

Quand on voit que les marques d’un même groupe ne se font pas de promo entre-elles, je me dit que proposer un process de création de compte unique et cross marques a dû être assez difficile à défendre...

Bien qu’elle soit très avantageuse pour l’utilisateur, cette solution pose quand même quelques problèmes :

  • s’il y a des problèmes dans le tunnel d’achat ou la phase d’enregistrement, cela touche les 4 sites (les URLs sont différentes mais les écrans sont identiques)
  • obligation de trouver un terrain d‘entente entre les équipes CRM de chacune des marques pour définir les informations communes minimum pour la création d’un profil et l’enregistrement d’une commande
  • confidentialité des données personnelles : je m’inscris sur Gap mais je n’ai pas demandé à être inscrit sur Piperlime. Or, le compte est commun aux 4 marques / sites... Quels sont les conséquences légales concernant cette gestion de la confidentialité des données ?

Je ne connais pas d’autres groupes qui ont osé franchir le pas et mettre en place un tel process et j'applaudis cette démarche. Qu'en pensez-vous ? Et connaissez-vous d’autres exemples de ce genre ?

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samedi 14 juin 2008

"Nouveau ?", le livre de Joe LaPompe sur les créations publicitaires plagiées

''Nouveau?'', le livre de JoeLaPompe sur les plagiats publicitaires

Amateurs de pub, vous connaissez certainement le site de Joe LaPompe, qui révèle depuis des années les campagnes de pub qui se ressemblent ou qui se copient (à choisir en fonction de votre point de vue ;-)

Apprécié par beaucoup et mal aimé par d'autres, l'auteur, un "ex-publicitaire masqué", vient de sortir un livre intitulé "Nouveau ?", dans lequel on retrouve ces campagnes plagiées.

Note de l'éditeur :
Depuis 9 ans, un publicitaire épingle les campagnes "jumelles" (des idées retrouvées à l'identique à plusieurs années d'écart et dans des pays différents).
Son but : dénoncer parfois de flagrantes impostures mais surtout obliger les créatifs à se remettre en question. Coïncidences troublantes, récupérations inavouables, ou redites inévitables ? À vous de trancher.

A première vue, je trouve sa démarche saine.

On comprend aisément, vu le nombre de publicitaires qui planchent sur les mêmes sujets et pour les mêmes clients à travers le monde, que l'on retrouve parfois les mêmes idées utilisées dans différents pays / contextes... L'auteur s'est d'ailleurs retrouvé lui aussi dans cette situation de "plagiat involontaire" lorsqu'il bossait en agence de pub.

Sauf que, contrairement à d'autres, il s'est "abstenu de l'envoyer [la campagne publicitaire] à des festivals qui récompensent les créations les plus originales". Car il se trouve que les publicités épinglées proviennent toutes des festivals les plus prestigieux, les ouvrages de référence de DA... (source : VSD)

Même si le site est déjà connu, le bouquin risque de refaire du bruit autour de ce sujet dans le milieu de la pub. Et vous, que pensez-vous de sa démarche ?

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mercredi 11 juin 2008

Les outils indispensables de la gestion de projet (4/5) : le tableau de Suivi de Production

Ce billet fait partie d’une série consacrée aux outils de suivi de projet. Le quatrième outil que je présente s’appelle le "tableau de suivi de production". Issu de la méthodologie de gestion de projet mise au point par mon agence, Nurun, il est disponible en téléchargement à la fin du billet (merci à Nurun de m’avoir autorisé à diffuser ce document)

DÉFINITION ET CONTEXTE D’UTILISATION

Comme son nom l’indique, ce document offre un statut clair sur l’état général de la production à date. C’est une sorte de récapitulatif global dédiée à la production, car on y retrouve des informations spécifiques à chaque phase que je vais vous détailler plus loin dans ce billet.

Dans le terme "Suivi de Prod", 2 précisions s’imposent :

  • par "suivi", je fais référence au "statut" (en cours, non démarré, validé client...) Ce n’est pas une timesheet, je ne fais donc pas référence à un état d’avancement en heure ou en pourcentage
  • par "production", j’entends production au sens large (à la fois production graphique des templates, production graphique des contenus, intégration HTML, développements IT...)

Les informations clés sont donc les éléments à produire et le statut qui leur correspond à date. Ensuite, un certain nombre d’informations complémentaires sont à renseigner.

Le suivi de production se met en place juste avant le démarrage de la phase de production, une fois que tous les éléments à produire ont bien été identifiés (nombres de pages à designer, à intégrer, nombre d’animations à produire...)

C’est le Chef de Projet qui est responsable de ce document et une mise à jour 1 ou 2 fois par semaine peut suffire. Bien que plutôt destiné à un usage plutôt interne, ce document peut être envoyé par mail au client ou présenté lors d’une réunion hebdomadaire de suivi de projet, pour donner de la visibilité au client sur la production.

CONTENU DU DOCUMENT

Ce document propose un double affichage :

  1. un affichage micro dans la partie inférieure : c’est ici qu’il faut lister tous les éléments à produire et qu’il faudra mettre à jour les informations.
  2. un affichage récapitulatif macro situé dans la partie supérieure, qui précise le nombre d’éléments correspondant à chaque statut (N pages non démarrées, N pages en cours, X pages validées...) Tout se calcule automatiquement en fonction de ce que vous allez renseigner dans la partie inférieure.

Voici le détail des infos à renseigner / mettre à jour dans la partie inférieure (et ce, pour chacun des éléments à produire) :

  • ID (parce que ça fait sérieux et qu’on est quand même des informaticiens ;-)
  • Section ou Rubrique : pour vous permettre de trier plus facilement vos éléments à produire (à adapter selon votre projet)
  • Page : c’est ici que l’on renseigne le nom du fichier source (au format PSD, HTML...) Il est important de pré-renseigner ces cellules AVANT que les créas ne commencent à travailler. On évite ainsi les fichiers à la "nomenclature exotique" du type "tests.psd" (y a-t-il des créas dans la salle ? ;-))
  • Version : elle apporte des précisions quant à l'information précédente. Indiquer la version de l'élément est donc très important pour s’y retrouver parmi tous les tests qui auront été faits par l’équipe
  • Type : cette info varie en fonction de la phase de prod. dans laquelle on se trouve (c’est donc à modifier selon votre projet)
    • pour la production graphique, on parlera par exemple de "page principale" ou de "déclinaison",
    • pour la production de contenus, on parlera d’animation, de texte, de vidéo ou d’ambiance sonore...
    • etc...
  • Log Date : correspond à la date de mise à jour de la ligne
  • Statut : c’est l’information la plus importante du tableau car c’est celle qui est affichée de façon synthétique dans la partie supérieure (à modifier selon votre projet et à plus ou moins détailler en fonction de votre niveau de précision)
  • Une série de dates à renseigner plus ou moins précisément selon vos besoins :
    • Date de début et Date de fin de la Production avec, à chaque fois, 2 dates (date planifiée et date réelle)
    • Date de validation interne : date à laquelle le DA / Directeur de Création a donné son accord pour présentation au client
    • Dates de validation du client : c’est la 2nde information la plus importante du document. Idem, 2 dates à chaque fois (date planifiée et date réelle)
  • Commentaires et/ou Réserves (si elles existent)

Evidemment, on liste toutes les pages à produire une seule fois au début, puis on se contente de mettre à jour les statuts, les dates et les versions au fur et à mesure. Enfin, les variables (type, statut et section) sont à adapter une seule fois à votre projet et se trouvent à la fin du document, dans un encadré jaune. Elles sont reprises ensuite dans le document, notamment dans la partie récapitulative au début du fichier.

INTÉRÊTS DE CE DOCUMENT

Avoir un tel document à jour est intéressant pour les 2 parties :

1. Pour l’agence :

  • il offre un statut clair et accessible à tous, et ce, pour chacun des éléments à produire et donne un aperçu de tout le travail qu’il reste à produire
  • il contient des informations importantes pour l’équipe créa (validations du client, réserves à traiter...) et pour le Chef de Projet (dates réelles de 1ère présentation au client, date de validation client...)
  • il permet de définir en amont la nomenclature à utiliser pour les fichiers sources (pour éviter de se retrouver avec des "tests.psd" par exemple ;-))
  • enfin, s’il est correctement renseigné, il contient les bonnes versions des fichiers sources qui sont en cours / validés

2. Pour le client :

  • le client peut voir quelles pages sont en attente de validation de son côté,
  • il lui permet de voir quelles pages comprennent des réserves,
  • Même si l’avancement n’est pas indiqué en heures ou en %, c’est quand même un indicateur quand à l’évolution de la production

PETIT CONSEIL

En fonction de votre projet, ce document Excel peut être dupliqué et utilisé pour d’autres phases liées à la production. Un seul fichier peut contenir plusieurs onglets ayant chacun ses propres particularités liées à chaque phase (statuts qui varient, types de dates qui diffèrent...) Ainsi, l’exemple proposé en téléchargement comporte :

  • 1 onglet pour la phase de création graphique des templates,
  • 1 onglet pour la phase d’intégration HTML avec les dates des tests d’intégration,
  • 1 onglet pour la phase de développement IT avec les dates des UAT (User Acceptance Tests)
  • etc...

CONCLUSION

A première vue, ce document peut paraître fastidieux à renseigner. Mais vous pouvez l'adapter à votre projet en allégeant, par exemple, le nombre de dates à renseigner ou la granularité des statuts... Si vous prenez le temps de le compléter consciencieusement, vous aurez une bonne vision du travail qu'il reste à produire et vous aurez également tout l’historique de la phase de production sur 1 seul document !

Enfin, ce tableau de suivi devient très vite indispensable lorsque vous avez un certain nombre d'éléments à produire, que ce soient des pages, des animations, des templates HTML à intégrer...

TÉLÉCHARGER LE TABLEAU DE SUIVI DE PROD

Voici un tableau de "Suivi de Production" à télécharger au format Excel.

Afin d’illustrer son utilisation multiple, cet exemple comprend les 3 onglets décrits dans le paragraphe "petit conseil" Ce document n’est pas vierge, son contenu est totalement fictif mais cela permet de mieux appréhender le document.

Prochain billet de la série :
"Les outils indispensables de la gestion de projet (5/5) : le document de Follow Up".

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dimanche 8 juin 2008

Quelques petits aménagements sur le blog de SuperFiction.net

Depuis son lancement en mai 2006, le blog de SuperFiction s'étoffe, sa structure a évolué et sa ligne éditoriale aussi. Certains sujets sont moins traités qu'auparavant (ex : le buzz) alors que d'autres le sont beaucoup plus (ex : ergonomie, e-commerce...) J'ai donc fait quelques petits aménagements que vous n'aviez peut être pas remarqué :

  • j'ai placé un bouton "bookmark" AddThis à la fin de chaque article pour que vous puissiez les bookmarker avec votre outil habituel (del.icio.us, digg, Google bookmarks...)
  • dans la foulée, j'ai placé dans la colonne de droite (rubrique "Networking"), un bouton qui pointe vers mes tags del.icio.us
  • une rubrique spécifique pour tous les articles liés à l'e-commerce a été crée et recense 25 articles à ce jour (Cartier et sa e-boutique Japonaise, La déception concernant les Galeries Lafayettes, des pratiques de cross-selling...)
  • enfin, vue la thématique des derniers billets, j'ai crée une rubrique spécifique pour la gestion de projet

Voilà pour les (petits) changements.

Si vous avez des suggestions ou des remarques, laissez-moi un commentaire, je suis à votre écoute !

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vendredi 6 juin 2008

Les outils indispensables de la gestion de projet (3/5) : le formulaire de Change Request

Ce billet fait partie d’une série consacrée aux outils de suivi de projet. Le troisième outil que je présente s’appelle le "formulaire de Change Request". Issu de la méthodologie de gestion de projet mise au point par mon agence, Nurun, il est disponible en téléchargement à la fin du billet (merci à Nurun de m’avoir autorisé à diffuser ce document)

DÉFINITION ET CONTEXTE D’UTILISATION

Une "Change Request" est littéralement une "demande de changement / de modification" émanant du client.

Cette demande peut apparaître à tout moment dans un projet en phase de production et peut être très variée : le client souhaite rajouter une sous-rubrique, modifier une fonctionnalité, supprimer un process métier...Il incombe au Chef de Projet de gérer ces demandes imprévues et de les formaliser via le formulaire de "Change Request".

On parle de "Change Request" lorsque la modification demandée par le client intervient après la validation des spécifications. Ainsi, il n’y a pas de "Change Request" en phase de conception mais uniquement en phase de production. Si le client souhaite apporter une modification fonctionnelle (ex : supprimer 2 étapes au tunnel d’achat d’un site e-commerce) alors que les spécifications ont été validées avec 5 étapes et que les développeurs et graphistes s’appuient sur ces spécifications pour travailler, cette demande a un impact et doit faire l’objet d’une Change Request.

CONCRETEMENT, QUELLE EST LA MARCHE A SUIVRE ?

Le process est le suivant :

  1. le client fait part de sa demande de modification au Chef de Projet,
  2. si ce dernier a suffisamment d’information, il qualifie la demande :
    • description détaillée de la demande,
    • quelle est la charge de travail par profil à fournir pour traiter la demande ?
    • quel en est le coût ?
    • quel est l’impact de la demande concernant l’élongation du planning ? etc...
    • toutes ces infos permettront au client de prioriser les demandes à mettre en Å“uvre en fonction des impacts de chacune,
  3. le Chef de Projet doit envoyer la Change Request au client et attend un retour du client quant à l'acceptation ou non des impacts liés à cette demande
    • si les impacts sont acceptés par le client, le Chef de Projet devra en alerter son équipe. Cette dernière devra intégrer les nouveaux développements dans le planning et mettre à jour les spécifications,
    • si les impacts ne sont pas acceptés par le client, la demande peut être annulée, différée, rediscutée, revue à la baisse… mais les modifications ne sont donc pas prises en compte pour le moment.

L’INTÉRET DE NOTIFIER ET QUALIFIER LES CHANGE REQUESTS

Il est important de le faire pour plusieurs raisons :

  • parce que la demande de changement a des impacts en terme de charge de travail et de planning,
  • de fait, elle a un coût que le client devra assumer,
  • parce que c’est du travail supplémentaire qui modifie le périmètre initial,
  • parce que la demande peut remettre en cause tout ou partie du travail effectué à ce jour et que le client doit en être informé,
  • parce qu’elle permet de décrire le nouveau fonctionnement souhaité par le client (ce qui permettra de mettre à jour les spécifications)
  • cela permet de valider les décalages du planning et les coûts liés à ces demandes si le client valide la Change Request
  • enfin, il y a une trace écrite de toutes les demandes supplémentaires qu’a faites le client.

CONTENU DU DOCUMENT

1. Les informations basiques

Ce sont les infos minimales qui permettent de classer les Change Requests : nom du client, du projet, numéro de la Change Request et objet de la demande.

2. Les détails de la demande

On demande plusieurs types d’informations :

  • les raisons du changement (décision marketing, information plus disponible...)
  • une description détaillée de la demande,
  • l’impact si cette demande n’est pas mise en application,
  • la date de la demande et le nom de la personne qui a demandé la Change Request

L’information la plus importante est bien évidemment la description détaillée et le nom de la personne qui a fait la demande. Lister les raisons du changement n’est pas indispensable.

3. La qualification par l’agence

C’est ici qu’il faut détailler :

  • la charge de travail (en heures) de chacun des profils qui devront intervenir pour mettre en Å“uvre cette demande : Chef de Projet, DA, Flasheur, Intégrateur, Développeur... (liste à adapter en fonction de votre projet évidemment)
  • la date et le nom de la personne qui a fait l’évaluation
  • et les deux indicateurs clés pour le client : le coût total et l’impact planning de cette demande.

A coup sûr, ce sont ces 2 derniers éléments que vont regarder en priorité les clients, et pas forcément le détail des jours / homme. Sauf s'il souhaite négocier avec le Chef de Projet ;-)

4. La réponse du client

En se basant sur les infos précédentes et l’importance de sa demande (prioritaire, correction mineure, amélioration...) le client a tous les éléments en sa possession pour prendre une décision :

  • soit il valide la change request dans sa totalité (coût + planning),
  • soit il l’annule (coût trop élevé, impact planning trop important...)
  • soit il la diffère en v2 (budget de l’année prochaine, amélioration non prioritaire...)

Et peu importe le statut, il faut absolument renseigner le nom du décisionnaire, la date et le lieu de la prise de décision. Pour être valide, toute Change Request doit être signée puis faxée ou renvoyée par voie postale. Elle doit absolument être conservée par le Chef de Projet car elle est la preuve des impacts acceptés par le client.

CONCLUSION

Normalement, les Change Requests ne sont pas censées être trop nombreuses dans un projet : si tous les acteurs importants ont participé à la phase de conception et que cette dernière s’est bien déroulée, il devrait y avoir très peu (voire pas du tout) de Change Requests.

Dans le cadre de très gros projets, certains demandes de modifications arrivent en plein milieu du projet (voire à la fin), de nouveaux responsables entrent dans le projet... Les Change Requests peuvent donc très vite s’accumuler et modifier considérablement le plan projet. Elles sont donc le garde fou du Chef de Projet pour lui permettre de justifier les coûts supplémentaires et les décalages planning.

TÉLÉCHARGER UN FORMULAIRE DE CHANGE REQUEST

Voici un formulaire de Change Request à télécharger au format Word. Il n’est pas vierge, son contenu est totalement fictif mais cela permet de mieux appréhender le document.

Prochain billet de la série :
"Les outils indispensables de la gestion de projet (4/5) : le tableau de Suivi de production".

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mercredi 4 juin 2008

Cartier se lance dans l’e-commerce au Japon

Le 15 Mai dernier, Cartier a lancé le 1er site e-commerce de son histoire au Japon.

Pour la marque, c’est bien plus que le lancement d’un site e-commerce, c’est l’ouverture d’un nouveau canal de vente qui vient compléter le réseau physique des magasins (car la prestigieuse marque de luxe française n’avait jamais fait de vente par correspondance auparavant). Maintenant, elle dispose également d’un Call Center qui a été mis en place spécifiquement pour ce projet.

Un projet de taille donc, et un challenge important qui a été relevé pour la partie web par mon agence, Nurun. Et comme j’étais Chef de Projet, je vous propose une petite présentation du projet et de ses enjeux !

LA PROBLÉMATIQUE

Elle peut se résumer ainsi : comment concilier des enjeux e-commerce avec des problématiques d’image pour une marque de luxe très haut de gamme ? Où placer le curseur entre Business, Communication et Positionnement de marque ?

LE CONCEPT PROPOSÉ

1. Au niveau de la conception

Pour répondre à cette problématique, nous avons utilisé la notion de triptyque, véritable clé de voûte du concept, qui est symbolisé par les 3 rubriques principales du site :

  • "Show Me", la présentation et la vente des produits du catalogue,
  • "Guide Me", la rubrique orientée Conseil et Aide à l’achat,
  • "Tell Me", la section aspirationnelle et identitaire consacrée à la Maison Cartier.

Ces trois rubriques sont complémentaires et ont été pensées afin de répondre aux différents scenarii de navigations : découverte du catalogue et des collections, un accès plus direct pour les acheteurs réguliers, achat guidé via des outils simples, mise en scène des produits pour déclencher l’achat lors de certaines occasions, découverte de la marque au travers de son histoire, de son savoir-faire et de ses boutiques emblématiques... Bref, une triple entrée dans l’univers de la Maison qui devrait satisfaire des utilisateurs ayant des motifs de visite différents.

2. Au niveau de la création

L’écrin Cartier a une symbolique très forte, c’est un objet qui fait partie de l’identité de la Maison. Il est très souvent utilisé pour représenter la Maison, son histoire et son savoir-faire. Lors d’un achat en boutique, les produits sont présentés au client dans un écrin puis sont emballées et scellées à la cire. Sur le site, nous avons donc utilisé l’écrin comme un élément fondateur de notre concept graphique. Il est utilisé de façon symbolique pour mettre en scène les produits et les différents contenus. Il est en quelque sorte un "petit salon privé" dans lequel les clients peuvent découvrir et sélectionner les créations Cartier.

LE SITE ET SES CONTENUS

Comme à priori vous ne parlez pas Japonais et que la navigation sur le site risque d’être un peu difficile ;-) voici des infos supplémentaires et des liens vers les pages clés concernant les 3 sections principales :

1. Show Me, le Catalogue en ligne

Les points à retenir :

  • la boutique en ligne compte environ 2000 produits,
  • dans cette rubrique, l’accès au catalogue peut se faire de différentes façons : par ligne de produit, par collection, par des accès directs (push produits...)
  • un "tableau de bord" permet de faire une recherche contextuelle et multicritères,
  • possibilité de personnaliser ses produits (gravure pour les stylos, les bagues et les montres et options d’ajustement pour les montres, les bracelets et les colliers)
  • des fiches produits complètes et des visuels de très belle qualité,
  • bien que le site soit accessible à tous les utilisateurs, l’achat en ligne ou via le Call Center n’est possible que si l’utilisateur habite au Japon (car la livraison ne couvre que le Japon)
  • enfin, les différents modes de livraison et de paiement qui sont proposés sont entièrement adaptés au marché Japonais :
    • 3 modes de livraison (standard delivery, next working day ou express delivery)
    • 3 modes de paiement : Carte de Crédit (dont la solution 3D Secure, très implantée au Japon), Bank Transfert et Daibiki (Cash & Delivery)

2. Guide Me, les conseils et les fonctionnalités d'aide à l’achat

Si vous ne savez pas par où commencer, cette rubrique est faite pour vous. Plutôt que d’entrer par le catalogue et ses milliers de références, cette rubrique propose des outils d’aide à la décision qui permettent à l’utilisateur de faire un choix parmi une sélection restreinte de produits. Il y a notamment :

  • des "vitrines thématiques", produits mis en scène par rapport à un thème donné(ex : le thème "Casual Exception" pour homme) : vitrines pour hommes, pour femmes, et vitrines événementielles qui varient en fonction des événements calendaires (fête des Pères...)
  • des guides et des conseils d’achat,
  • le "Gift Finder", un outil qui permet en fonction de critères simple, de trouver le cadeau idéal en 3 clics.

3. Tell Me, l’identité de la Maison Cartier

C’est la rubrique identitaire par excellence. Plus que toute autre rubrique, elle est le reflet de la Maison, de son savoir-faire, de ses sources d’inspirations et de son histoire. Elle comporte beaucoup d’animations, dont notamment :

4. Les autres rubriques

Evidemment, qui dit e-commerce dit espace personnel. La rubrique "My Cartier" permet entre autres, de suivre l’état de ses commandes et de ses réparations, de gérer ses différentes wish lists et ses informations personnelles...

Le Store Locator permet de trouver une boutique, et la section "Customer Services" présente tout ce qui concerne la relation client : le Service Après Vente, l’entretien et les réparations des produits, et le contact avec la marque (via téléphone, e-mail ou système de "call back")

AU NIVEAU TECHNIQUE

Sans trop entrer dans le détail, voici quelques infos sur la partie Flash Front :

  • Site Full Flash (tunnel d’achat y compris) et entièrement dynamique
  • Programmation Orientée Objet dans un "framework maison" qui permet d’avoir un site modulaire (Inversion Of Control)
  • Flash Remoting
  • Gestion du "back navigateur"
  • N’importe quelle page du site est accessible grâce à une url propre

Même chose sur la partie IT pure :

  • connecté au système d’information, le site est 100% administrable
  • développements en .net (C#),
  • ASP.NET 2.0,
  • base de données SQL Server 2005,
  • intégration d’un moteur de règles externe
  • interopérabilité avec Java pour le système de paiement (3D Secure)
  • architecture complètement scalable et assumant une maintenabilité à 91% sur les outils d’analyse de code

Evidemment, vu la taille de certaines animations, il est préférable de surfer sur le site via une connexion haut-débit (ce qui ne pose à priori aucun problème au Japon, rappelons-le ;-)

AU NIVEAU DU RÉFÉRENCEMENT

Le référencement naturel n’a pas été oublié malgré les contraintes liées au Flash. Au contraire, grâce à l’intégration de cette problématique dès le début du projet, l’architecture du site a été conçue pour permettre de référencer tout ou partie du site :

  • une analyse sémantique a été faite pour proposer du contenu pertinent et adapté aux recherches effectuées dans les moteurs Japonais,
  • des landing pages alimentées via XML ont été développées pour les contenus à référencer,
  • balises "titles" dynamiques en Japonais,
  • certains contenus ont été spécifiquement optimisés pour les moteurs,
  • des accès directs à toutes les pages du site sont possibles.
  • ...

CONCLUSION

Voilà un projet sur lequel je ne suis pas peu fier d’avoir travaillé et qu’il me tardait de vous présenter !

Les discussions et les remarques seront forcément limitées car se prononcer sur un site en Japonais, ce n’est pas facile... Donc si vous avez des questions non confidentielles, j’y répondrai avec plaisir !

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